Classements TDS, CCC et UTMB 2012

septembre 1st, 2012

UTMB 2012 : départ décalé à 19h avec une distance ramenée à 100 km et 6000m de D+

.
 —> Classements TDS, CCC et UTMB 2012

Arrivée Chamonix de François D'Haene, vainqueur UTMB 2012

Arrivée Chamonix de François D’Haene, vainqueur UTMB 2012


[adsense]


Suivi Live UTMB 2012 : victoire de François D’HAENE et Elisabeth HAWKER

août 31st, 2012

UTMB 2012 : départ décalé à 19h avec une distance ramenée à 100 km et 6000m de D+

.

Arrivée de D’HAENE à Chamonix à 5h 39 soit 10:32:36 pour parcourir les 103 km de l’UTMB 2012 !

1 François D’HAENE  (FRA) en 10:32:36
2 BUUD Jonas (Suède) 11:03:19
3 FOOTE Michael (USA) 11:19:00
4 SA Carlos (POR) 11:23
5 NEMETH Csaba (HUN) 11:37
6 REY Jean-Yves (SUI) 11:44
7 FAIVRE François (FRA) 11:51
8 LEJEUNE Arnaud (FRA) 11:53
9 BUFFARD Sébastien (FRA)11:58
10 KABURAKI Tsuyoshi (JAP) 12:03

Femmes
1 Elisabeth HAWKER (5ème victoire sur l’UTMB dont 3 consécutives !)

Passage à Argentièreà 10km de l’arrivée

1 François D’HAENE à 4h 42
2 BUUD Jonas à 33 mn
3 SA Carlos à 49 mn
4 FOOTE Michael à 05:32
5 NEMETH Csaba
6 REY Jean-Yves
7 LEJEUNE Arnaud

Passage aux Contamines au km 30 avec un cumul D+ de 1800 m
Pluie continue depuis le départ de Chamonix et les températures sont à la baisse …

1 D‘HAENE François et HERAS HERNANDEZ Miguel à 22h 35
3 BUUD Jonas à 2mn
4 SA Carlos à 3mn
5 REY Jean-Yves à 12 mn
6 NEMETH Csaba et GAULT Emmanuel à 16 mn
8 CHAIGNEAU Sebastien et GIGUET Pascal à 18 mn
10 LEJEUNE Arnaud à 20 mn

Femmes
1 HAWKER Elisabeth
2 CANEPA Francesca
3 ROCA Emma
4 MARTINEZ URRUZOLA Nerea
5 HERRY Karine

Passage à Saint-Gervais

1 François D’Haene à 20h 53 en compagnie de REY Jean-Yves, SA Carlos, HERAS HERNANDEZ Miguel Angel
6 BUUD Jonas à 1mn
7 GAULT Emmanuel, COUCHAUD Sylvain, CHAIGNEAU Sebastien et NEMETH Csaba à 3mn

1ère Féminine : HAWKER Elisabeth à 21h 01 devant FAVRE Corinne, CANEPA Francesca, HERRY Karine et ROCA Emma


Classement Final  CCC 2012:

Position Dossard Nom Categ. Nat. Arrivée à
1 5003 CASTANER BERNAT Tofol V1 H ES 18:57
2 5063 PASERO Mikael SE H FR 19:39
3 5005 PIANET Nicolas SE H FR 19:39
4 5013 CAMUS Sébastien SE H FR 19:43
5 5015 DURAND Regis SE H FR 20:00
6 5447 GUIBERT Augustin SE H FR 20:00
7 5012 BUSSIERE Franck SE H FR 20:08
8 5453 VIET Vincent SE H FR 20:21
9 5675 MACKEY Dave V1 H US 20:21
10 5414 BROCHARD Laurent V1 H FR 20:23

Classement Femmes
.
Passage à Vallorcine au km 72 soit à 13 km de l’arrivée – Altitude : 1263 m – Dénivelé positif cumulé : 5541 m

Position Dossard Nom Categ. Nat. Passage Vallorcine
1 5003 CASTANER BERNAT Tofol V1 H ES V-17:3
2 5005 PIANET Nicolas SE H FR V-18:02
3 5063 PASERO Mikael SE H FR V-18:05
4 5013 CAMUS Sébastien SE H FR V-18:05

Femmes à Bovine

1 GREENWOOD Ellie 17:05
2 GOBERT Maud 17:14
3 COMBARIEU Maud 17:25
4 VALERO Anne 17:29
5 MOTTO-ROS Sandrine

Passage à Trient : km 62  soit à 23 km de l’arrivée – Altitude : 1303 m – Dénivelé positif cumulé depuis le départ : 4525 m

1 CASTANER BERNAT Tofol à 16:17
2 PIANET Nicolas 16:37
3 PASERO Mikael 16:41
4 CAMUS Sébastien 16:42
5 GUIBERT Augustin 16:53
6 DURAND Regis SE H 16:55
7 BUSSIERE Franck 16:56
8 RECATALA VERA Ramon 17:00
9 CLAVERY Erik 17:01 (abandon au ravito de Trient « dégoûté de s être perdu » )
10 MACKEY Dave 17:05

Passage à Bovine

1 Tofol CASTANER BERNAT à 15h37
2 PASERO Mikael à 16h00
3 GUIBERT Augustin, BUSSIERE Franck et DURAND Regis à 16h12
6 CLAVERY Erik à 16h13 (il s’est égaré …)

Passage à La Fouly

L’Espagnol Tofol CASTANER BERNAT passe à 13h11 suivi de Erik CLAVERY et Nicolas PIANET à 6mn, PASERO Mikael à 12mn, RECATALA VERA Ramon à 13mn et CAMUS Sébastien à 17mn

Chez les féminines, Maud GOBERT est passée en tête à 14h 04 suivie de GREENWOOD Ellie à 3mn, DEWALLE Christel à 6mn et Maud COMBARIEU à 8mn

Courmayeur (15°C) : sur la ligne de départ, grand sourire de Maud COMBARIEU malgré les conditions hivernales annoncées : elle évoque le nouveau parcours plus roulant ce qui n’est pas pour la favoriser …

Petite accalmie sur les premiers kms en direction de Bertone, les coureurs chaudement couverts au départ commencent à se découvrir …
L’Espagnol Tofol CASTANER BERNAT a pris la tête des opérations devant Erik CLAVERY et Nicolas PIANET.


TDS 2012 : victoire de Dawa SHERPA arrivé à Chamonix à 21h 37 au bout de 14h37 d’effort pour parcourir les 114 km et près de 7000m de D+ !!

Classement général final
1 SHERPA Dawa 14h 37
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel 15h 05
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel 15h 40
5 BAUMANN Ryan (Suisse) 16h 18

Femmes
1 HERVE Agnès 19h 07
2 BLANCHET Juliette 19h 40
3 CARLINI Alessandra 20h 32
4 REBUFFET Laure 21h 03
5 HAEGEL-ARPIN Helene 22h 00
.
Une semaine après sa large victoire sur le 80 km du Grand Raid des Pyrénées (avance de plus d’1h30 sur le second), Dawa SHERPA domine cette édition de la TDS : il a pointé aux Contamines (km 90) ce jeudi 30/08 à 18h17 avec plus de 20mn d’avance sur ses 2 poursuivants, TRIVEL Lionel et Antoine GUILLON
le vainqueur de la 1ère édition de l’UTMB en 2003 va s’offrir une belle victoire sur la TDS 10 ans après !

TDS 2012 : départ jeudi 30 Aout à 7h – Courmayeur – Chamonix : 114 km avec un D+ de 6800 m

aux Houches, à 8km (de plat) de l’arrivée, Dawa SHERPA maintient son avance de plus de 20mn sur les inséparables Lionel TRIVEL et Antoine GUILLON

Passage Col du Tricot : km 98 – Altitude : 2126 m – Dénivelé positif cumulé : 6587 m

la dernière difficulté à 14 km de l’arrivée avec un dénivelé positif depuis Les Contamines de 1139 m

1 SHERPA Dawa à 19h 49
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 20 mn
4

Passage Col Joly : km 82 – Altitude : 1989 m – Dénivelé positif cumulé : 5435 m

1 SHERPA Dawa à 17h 17
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 21 mn
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 39 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) à 1h 02 mn

Femmes

1 HERVE Agnès  à 20h 01
2 BLANCHET Juliette à 9 mn
3 CARLINI Alessandra à 36mn
4 REBUFFET Laure à 1h 12
5 HAEGEL-ARPIN Helene à 1h 46

Passage à La gite : km 71  km – Altitude : 1662 m – Dénivelé + cumulé 4576 m

1 SHERPA Dawa à 15h 40
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 17 mn
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 38 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) à 42 mn
6 LE SAUX Christophe à 54 mn
7 KARLOWITS-JUHÁSZ Tamas
8 TRIVEL Damien à 1h 05
9 MORIN Olivier à 1h 07
10 DE PREVILLE Benoit à 1h 08

à noter l’abandon de Thomas SAINT GIRONS longtemps en tête de la course

Passage à Passeur de Pralognan : km 59 km – Altitude : 2546 m – Dénivelé + cumulé : 4243 m

1 SHERPA Dawa à 14h10
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 15 mn
4 SAINT GIRONS Thomas à 28 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) et VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 30 mn
7 KARLOWITS-JUHÁSZ Tamas
8 LE SAUX Christophe

Femmes
1 BLANCHET Juliette à 15h 56
2 HERVE Agnès à 7 mn
3 CARLINI Alessandra (Italie) à 18 mn
4 REBUFFET Laure à 29 mn
5 HAEGEL-ARPIN Hélène à 57 mn
6 DAVAL-POMMIER Blandine

Passage à La Thuile : km 21 – Dénivelé positif depuis le départ : 1504 m

à 9h28, en tête un petit peloton de 6 coureurs, SHERPA Dawa, GUILLON Antoine, TRIVEL Lionel, SAINT GIRONS Thomas, VILLA GONZALEZ Pablo suivi de LE SAUX Christophe à 1mn

Profil TDS 2012

Profil TDS 2012


[adsense]

CCC 2011 : victoire d’Emmanuel GAULT qui passe la ligne d’arrivée de Chamonix à 20h13

Prenant la tête de la course dès Grand Col Ferret, il n’a cessé de creuser les écarts pour terminer avec une avance confortable de près de 20mn sur son second, le Canadien Adam CAMPBELL (20h 32) et près de 40mn sur le Grec KALOFYRIS Nikolaos

Suivi Live de la CCC : vendredi 26 10h : communiqué des organisateurs

« CCC : perturbation orageuse. Départ maintenu à 10h mais parcours modifié et allégé : montée directe Bertone. Champex-Chamonix, parcours repli évitant Bovine, Catogne, Tête aux Vents soit 93 km et 5100m D+ au lieu de 98 km et 5600 m de dénivelé positif

Nouvelles barrières horaires : Arnuva 14:30 ; La Fouly 18:45 ; Champex 22:15 ; Trient 4:45 ; Vallorcine 7:50 ; Chamonix 11:20

Arrivée à Chamonix – Km 92 et D+ cumulé de 5800 m

1 GAULT Emmanuel (FRA) 10:10:25
2 Adam CAMPBELL (Canada) 10:29:33
3 KALOFYRIS Nikolaos (GRE) 10:50:17
4 Arnaud LEJEUNE (Fra) 11:04:16
Femmes
1

Pointage de Vallorcine au km 77 : à 15km de l’arrivée – D+ Cumulé de 4845 m
1 GAULT Emmanuel 08:34:06
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 21′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 46′

Vendredi 26 17h30 : passage à Trient au km 67.4 avec un D+ cumulé de 4090 m : les écarts se creusent et Manu Gault « s’envole » vers la victoire …

1 GAULT Emmanuel 07:26:27
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 16′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 33′

Passage à Champex-Lac au km 46 avec 3285m de D+ en cumul depuis le départ

1 GAULT Emmanuel 04:47:25
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 3′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 15′
4 Lucas HUMBERT 05:10:27
5 LEJEUNE Arnaud 05:10:28
6 Didier MUSSARD (Réunion) 05:17:04

Femmes
1 GOVIGNON Virginie 05:47:14
2 DUBOIS Catherine 06:00:04
3 Maud COMBARIEU 06:01:31 mais Maud n’est pas repartie de Champex…

Passage à La Fouly km 32 :

1 GAULT Emmanuel 03:31:30
2 Adam CAMPBELL (Canada) 03:34:16
3 Nikolaos KALOFYRIS (Grèce) 03:36:47
4 PASERO Mikael – 5 JORRO Julien, RACINET Florian, LEJEUNE Arnaud, MUSSARD Didier, …

Femmes
1 GOVIGNON Virginie 04:15:01
2 DUBOIS Catherine 04:24:11
3 Maud COMBARIEU 04:24:25

Passage à Arnuva km 25 : départ très rapide pour la tête de course avec 25 coureurs séparés de moins de 10 mn

1 JORRO Julien
2 GAULT Emmanuel
3 KALOFYRIS Nikolaos – 4 PASERO Mikael
5 CAMPBELL Adam – 6 Didier MUSSARD (Réunion)
7 RACINET Florian – 8 EJEUNE Arnaud – 9 HUMBERT Lucas – 10 CAMUS Sylvain
11 CAMUS Sébastien – 12 LAURET Jean Eddy (Réunion) – 13 DA SILVA PEREIRA Luis – 14 René Paul VITRY (Réunion) …

Bulletin Météo France pour vendredi 26 et nuit suivante

Vendredi 26 août 2011 (vigilance Haute-Savoie jaune orage )
Ensoleillé ce matin dans un air vite chaud et sec, .

Après la mi-journée , ambiance lourde , ciel se chargeant de nuages plus épais.

Des passages d’ORAGES forts avec coups de vent, grêle possible à partir 17 h jusqu’à minuit (limite pluie-neige 3000 m puis 2200 m)

FROID en seconde partie de nuit au passage de la perturbation, limite pluie-neige au plus bas à 1800/2000 m. 2 à 5 cm à 2000 m, 5 à 10 cm à 2500 m.

Quantité de pluie : orages et les pluies de seconde partie de nuit : 30/40 litres d’eau au m².

Des bancs de brouillard dense seconde partie de nuit, givrant dès 2300 m (visibilité 30 à 50 m).

Température maxi : 28° fond de vallée à 1000 m, 17° à 2000 m, 12° à 2500 m.

Température mini (nuit vendredi/samedi) : 6° fond de vallée à 1000 m, +1° à 2000 m, -2° à 2500

Mercredi 24 Août 2011 : J – 2

Alors que plus de 5000 coureurs affinent leur préparation à 2 jours du lancement de cette 9ème édition de « The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc », les grands spécialistes mondiaux de la course à pied se donnent rendez vous à Chamonix Mont-Blanc comme chaque année, tous bien décidés à prendre la place de l’Espagnol Kilian Jornet, vainqueur des éditions 2008 et 2009.

Affiche royale pour cette 9ème édition 2011 avec la participation de tous les précédents vainqueurs et des meilleurs spécialistes mondiaux actuels de l’Ultra Trail.

Arrivée du vainqueur 2008, l'Espagnol Kilian Jornet (21 ans !)

Arrivée du vainqueur 2008, l’Espagnol Kilian Jornet (21 ans !)

Un ultra comme un « mondial »

La course reine l’UTMB® annonce un plateau exceptionnel et le Dauphiné Libéré ne se trompe pas en comparant cette 9e édition à un « mondial ». Plus que jamais l’UTMB® prend l’allure d’un championnat du monde, tout en restant une course populaire. Avec 62 nations présentes, le record est atteint et jamais une telle élite ne s’était présentée sur les 3 courses.

Ils ne sont pas moins de 40 hommes à se disputer un Top Ten potentiel sur l’UTMB®.

L’espagnol KilianJornet Burgada (2 fois vainqueur de l’UTMB) est l’un des favoris très attendu. Comme plusieurs outsiders, il a passé tout l’été dans la Vallée de Chamonix pour s’entrainer mais aussi profiter à plein temps des sommets de Chamonix !! dit-il…

Pourtant ils sont de plus en plus nombreux venant du monde entier à pouvoir s’imposer : en particulier son compatriote et ami Miguel Heras Hernandez. Jezz Bragg (1er en 2010) sera lui aussi au rendez-vous, de même que le Hongrois Németh CSABA…

Depuis quelques années, les américains confirment leur intérêt pour l’UTMB® : ils arrivent en force cette année, avec une très belle délégation de prétendants à la victoire.

Parmi eux : Michael Foote, Dakota Jones, Scott Jurek, Hal Koerner, Anton Krupicka, Karl Meltzer, Geoff Roes ou Mike Wolfe.

Le Japon affiche aussi ses prétentions avec Tsuyoshi Kaburaki (3ème en 2008 et 2ème en 2009) ou Nomoto Tetsuaki et Minehiro Yokoyama. Spécialistes depuis longtemps de la très longue distance, ils ont porté leur intérêt sur le trail depuis 3 ans et on ne peut compter sans eux.

Tous les meilleurs trailers français seront présents : Sébastien Chaigneau (2ème UTMB 2009), Vincent Delebarre (1er UTMB en 2004), mais aussi Patrick Bohard, François D’Haene, Hervé Giraud Sauveur, Antoine Guillon, Thomas Lorblanchet, Thierry Chambry, Nicolas Mermoud et Thomas Saint Girons.

Sans oublier Zigor Iturrieta 3ème en 2010 (Espagne), l’Argentin Gustavo Reyes, le Suisse Jean-Yves Rey, l’Anglais Nicky Clark ou l’Italien Giuliano Cavallo…

Grande concurrence aussi chez les dames.

Lizzy Hawker (Royaume-Uni) qui a déjà remporté 3 fois l’UTMB®, rêve d’une 4ème victoire ! La double gagnante américaine (2003 et 2009) Krissy Moehl revient cette année. Fernanda Maciel (Brésil) gagnante de la TDS en 2009 est une outsider de taille. Il faudra aussi compter sur les françaises Maud Giraud Gobert (1ère CCC® en 2010) et Karine Herry (1ere victoire sur l’UTMB® en 2006), ou l’espagnole Néré Martinez Urruzola, l’italienne Giuliana Arrigoni, ou les américaines Diana Finkel et Darcy Piceu Africa.


[adsense]

Du côté de la CCC®, cette 6ème édition, annonce aussi un formidable plateau sportif : gagner la CCC® reste aussi une formidable victoire.

Xavier Thevenard, vainqueur en 2010 (France), remet son titre en jeu, face à Adam Campbell (Canada), Dave Mackey (USA), Christophe Malarde (France), Mikael Pasero (France), Emmanuel Gault (France), Jason Hill (Afrique du Sud), Aurélien Brun (France), Lucas Humbert (France), Julien Jorro (France), Didier Mussard (Réunion-France) et Florian Racinet (France) qui sont tous des prétendants sérieux.

Chez les dames, Valerie Boitte (France), Alessandra Carlini (Italie), Virginie Govignon (France), Maria Kalogirou (Grèce), Josiane Piccolet (France), Barbara Piva (Italie), Ruling Xing (Chine).

La troisième édition de la TDS annonce aussi un plateau exceptionnel, avec des pointures de choix qui vont s’élancer sur un parcours très exigeant et sauvage !

Parmi eux : Hidefumi Kimura (Japon), Franck Bussiere, (France), Jérôme Challier (France), Ole Petter Hjelle (Norvège), Sébastien Talotti (France) et Lionel Trivel (France).

Chez les dames : Catherine Dubois (France) sera opposée à la canadienne Sophie Limoges au sein d’un peloton toujours plus international comptant des norvégiennes, des Argentines, des Allemandes des Finlandaises et des Turques !

D’autres infos sur la page spéciale UTMB 2011 (éditions précédentes, classements, photos, vidéos, …)


[adsense]
PIANET Nicolas SE H FR V-18:02 à Vallo V-18:47 à Argent.
3 5063 PASERO Mikael SE H FR V-18:05 à Vallo V-18:45 à Argent.
4 5013 CAMUS Sébastien SE H FR V-18:05 à Vallo

CCC 2012 : victoire de Tofol CASTANER (ESP) et GREENWOOD Ellie (GB)

août 31st, 2012

CCC 2012 : départ maintenu à 10h mais parcours modifié : total de 85 km et 6000 m de D+

Parcours amputé de 2 têtes , Tête de la Tronche (au départ) et la Tête axu Vents (sur la fin du parcours).

Classement Final :

Position Dossard Nom Categ. Nat. Arrivée à
1 5003 CASTANER BERNAT Tofol V1 H ES 18:57
2 5063 PASERO Mikael SE H FR 19:39
3 5005 PIANET Nicolas SE H FR 19:39
4 5013 CAMUS Sébastien SE H FR 19:43
5 5015 DURAND Regis SE H FR 20:00
6 5447 GUIBERT Augustin SE H FR 20:00
7 5012 BUSSIERE Franck SE H FR 20:08
8 5453 VIET Vincent SE H FR 20:21
9 5675 MACKEY Dave V1 H US 20:21
10 5414 BROCHARD Laurent V1 H FR 20:23

Classement Femmes

1 GREENWOOD Ellie 11h 17
2
3
Passage à Vallorcine au km 72 soit à 13 km de l’arrivée – Altitude : 1263 m – Dénivelé positif cumulé : 5541 m

Position Dossard Nom Categ. Nat. Passage Vallorcine
1 5003 CASTANER BERNAT Tofol V1 H ES V-17:3
2 5005 PIANET Nicolas SE H FR V-18:02
3 5063 PASERO Mikael SE H FR V-18:05
4 5013 CAMUS Sébastien SE H FR V-18:05

Femmes à Bovine

1 GREENWOOD Ellie 17:05
2 GOBERT Maud 17:14
3 COMBARIEU Maud 17:25
4 VALERO Anne 17:29
5 MOTTO-ROS Sandrine

Passage à Trient : km 62  soit à 23 km de l’arrivée – Altitude : 1303 m – Dénivelé positif cumulé depuis le départ : 4525 m

1 CASTANER BERNAT Tofol à 16:17
2 PIANET Nicolas 16:37
3 PASERO Mikael 16:41
4 CAMUS Sébastien 16:42
5 GUIBERT Augustin 16:53
6 DURAND Regis SE H 16:55
7 BUSSIERE Franck 16:56
8 RECATALA VERA Ramon 17:00
9 CLAVERY Erik 17:01 (abandon au ravito de Trient « dégoûté de s être perdu » )
10 MACKEY Dave 17:05

Passage à Bovine

1 Tofol CASTANER BERNAT à 15h37
2 PASERO Mikael à 16h00
3 GUIBERT Augustin, BUSSIERE Franck et DURAND Regis à 16h12
6 CLAVERY Erik à 16h13 (il s’est égaré …)

Passage à La Fouly

L’Espagnol Tofol CASTANER BERNAT passe à 13h11 suivi de Erik CLAVERY et Nicolas PIANET à 6mn, PASERO Mikael à 12mn, RECATALA VERA Ramon à 13mn et CAMUS Sébastien à 17mn

Chez les féminines, Maud GOBERT est passée en tête à 14h 04 suivie de GREENWOOD Ellie à 3mn, DEWALLE Christel à 6mn et Maud COMBARIEU à 8mn

Courmayeur (15°C) : sur la ligne de départ, grand sourire de Maud COMBARIEU malgré les conditions hivernales annoncées : elle évoque le nouveau parcours plus roulant ce qui n’est pas pour la favoriser …

Petite accalmie sur les premiers kms en direction de Bertone, les coureurs chaudement couverts au départ commencent à se découvrir …
L’Espagnol Tofol CASTANER BERNAT a pris la tête des opérations devant Erik CLAVERY et Nicolas PIANET.


TDS 2012 : victoire de Dawa SHERPA arrivé à Chamonix à 21h 37 au bout de 14h37 d’effort pour parcourir les 114 km et près de 7000m de D+ !!

Classement général final
1 SHERPA Dawa 14h 37
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel 15h 05
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel 15h 40
5 BAUMANN Ryan (Suisse) 16h 18

Femmes
1 HERVE Agnès 19h 07
2 BLANCHET Juliette 19h 40
3 CARLINI Alessandra 20h 32
4 REBUFFET Laure 21h 03
5 HAEGEL-ARPIN Helene 22h 00
.
Une semaine après sa large victoire sur le 80 km du Grand Raid des Pyrénées (avance de plus d’1h30 sur le second), Dawa SHERPA domine cette édition de la TDS : il a pointé aux Contamines (km 90) ce jeudi 30/08 à 18h17 avec plus de 20mn d’avance sur ses 2 poursuivants, TRIVEL Lionel et Antoine GUILLON
le vainqueur de la 1ère édition de l’UTMB en 2003 va s’offrir une belle victoire sur la TDS 10 ans après !

TDS 2012 : départ jeudi 30 Aout à 7h – Courmayeur – Chamonix : 114 km avec un D+ de 6800 m

aux Houches, à 8km (de plat) de l’arrivée, Dawa SHERPA maintient son avance de plus de 20mn sur les inséparables Lionel TRIVEL et Antoine GUILLON

Passage Col du Tricot : km 98 – Altitude : 2126 m – Dénivelé positif cumulé : 6587 m

la dernière difficulté à 14 km de l’arrivée avec un dénivelé positif depuis Les Contamines de 1139 m

1 SHERPA Dawa à 19h 49
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 20 mn
4

Passage Col Joly : km 82 – Altitude : 1989 m – Dénivelé positif cumulé : 5435 m

1 SHERPA Dawa à 17h 17
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 21 mn
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 39 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) à 1h 02 mn

Femmes

1 HERVE Agnès  à 20h 01
2 BLANCHET Juliette à 9 mn
3 CARLINI Alessandra à 36mn
4 REBUFFET Laure à 1h 12
5 HAEGEL-ARPIN Helene à 1h 46

Passage à La gite : km 71  km – Altitude : 1662 m – Dénivelé + cumulé 4576 m

1 SHERPA Dawa à 15h 40
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 17 mn
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 38 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) à 42 mn
6 LE SAUX Christophe à 54 mn
7 KARLOWITS-JUHÁSZ Tamas
8 TRIVEL Damien à 1h 05
9 MORIN Olivier à 1h 07
10 DE PREVILLE Benoit à 1h 08

à noter l’abandon de Thomas SAINT GIRONS longtemps en tête de la course

Passage à Passeur de Pralognan : km 59 km – Altitude : 2546 m – Dénivelé + cumulé : 4243 m

1 SHERPA Dawa à 14h10
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 15 mn
4 SAINT GIRONS Thomas à 28 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) et VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 30 mn
7 KARLOWITS-JUHÁSZ Tamas
8 LE SAUX Christophe

Femmes
1 BLANCHET Juliette à 15h 56
2 HERVE Agnès à 7 mn
3 CARLINI Alessandra (Italie) à 18 mn
4 REBUFFET Laure à 29 mn
5 HAEGEL-ARPIN Hélène à 57 mn
6 DAVAL-POMMIER Blandine

Passage à La Thuile : km 21 – Dénivelé positif depuis le départ : 1504 m

à 9h28, en tête un petit peloton de 6 coureurs, SHERPA Dawa, GUILLON Antoine, TRIVEL Lionel, SAINT GIRONS Thomas, VILLA GONZALEZ Pablo suivi de LE SAUX Christophe à 1mn

Profil TDS 2012

Profil TDS 2012


[adsense]

CCC 2011 : victoire d’Emmanuel GAULT qui passe la ligne d’arrivée de Chamonix à 20h13

Prenant la tête de la course dès Grand Col Ferret, il n’a cessé de creuser les écarts pour terminer avec une avance confortable de près de 20mn sur son second, le Canadien Adam CAMPBELL (20h 32) et près de 40mn sur le Grec KALOFYRIS Nikolaos

Suivi Live de la CCC : vendredi 26 10h : communiqué des organisateurs

« CCC : perturbation orageuse. Départ maintenu à 10h mais parcours modifié et allégé : montée directe Bertone. Champex-Chamonix, parcours repli évitant Bovine, Catogne, Tête aux Vents soit 93 km et 5100m D+ au lieu de 98 km et 5600 m de dénivelé positif

Nouvelles barrières horaires : Arnuva 14:30 ; La Fouly 18:45 ; Champex 22:15 ; Trient 4:45 ; Vallorcine 7:50 ; Chamonix 11:20

Arrivée à Chamonix – Km 92 et D+ cumulé de 5800 m

1 GAULT Emmanuel (FRA) 10:10:25
2 Adam CAMPBELL (Canada) 10:29:33
3 KALOFYRIS Nikolaos (GRE) 10:50:17
4 Arnaud LEJEUNE (Fra) 11:04:16
Femmes
1

Pointage de Vallorcine au km 77 : à 15km de l’arrivée – D+ Cumulé de 4845 m
1 GAULT Emmanuel 08:34:06
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 21′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 46′

Vendredi 26 17h30 : passage à Trient au km 67.4 avec un D+ cumulé de 4090 m : les écarts se creusent et Manu Gault « s’envole » vers la victoire …

1 GAULT Emmanuel 07:26:27
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 16′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 33′

Passage à Champex-Lac au km 46 avec 3285m de D+ en cumul depuis le départ

1 GAULT Emmanuel 04:47:25
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 3′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 15′
4 Lucas HUMBERT 05:10:27
5 LEJEUNE Arnaud 05:10:28
6 Didier MUSSARD (Réunion) 05:17:04

Femmes
1 GOVIGNON Virginie 05:47:14
2 DUBOIS Catherine 06:00:04
3 Maud COMBARIEU 06:01:31 mais Maud n’est pas repartie de Champex…

Passage à La Fouly km 32 :

1 GAULT Emmanuel 03:31:30
2 Adam CAMPBELL (Canada) 03:34:16
3 Nikolaos KALOFYRIS (Grèce) 03:36:47
4 PASERO Mikael – 5 JORRO Julien, RACINET Florian, LEJEUNE Arnaud, MUSSARD Didier, …

Femmes
1 GOVIGNON Virginie 04:15:01
2 DUBOIS Catherine 04:24:11
3 Maud COMBARIEU 04:24:25

Passage à Arnuva km 25 : départ très rapide pour la tête de course avec 25 coureurs séparés de moins de 10 mn

1 JORRO Julien
2 GAULT Emmanuel
3 KALOFYRIS Nikolaos – 4 PASERO Mikael
5 CAMPBELL Adam – 6 Didier MUSSARD (Réunion)
7 RACINET Florian – 8 EJEUNE Arnaud – 9 HUMBERT Lucas – 10 CAMUS Sylvain
11 CAMUS Sébastien – 12 LAURET Jean Eddy (Réunion) – 13 DA SILVA PEREIRA Luis – 14 René Paul VITRY (Réunion) …

Bulletin Météo France pour vendredi 26 et nuit suivante

Vendredi 26 août 2011 (vigilance Haute-Savoie jaune orage )
Ensoleillé ce matin dans un air vite chaud et sec, .

Après la mi-journée , ambiance lourde , ciel se chargeant de nuages plus épais.

Des passages d’ORAGES forts avec coups de vent, grêle possible à partir 17 h jusqu’à minuit (limite pluie-neige 3000 m puis 2200 m)

FROID en seconde partie de nuit au passage de la perturbation, limite pluie-neige au plus bas à 1800/2000 m. 2 à 5 cm à 2000 m, 5 à 10 cm à 2500 m.

Quantité de pluie : orages et les pluies de seconde partie de nuit : 30/40 litres d’eau au m².

Des bancs de brouillard dense seconde partie de nuit, givrant dès 2300 m (visibilité 30 à 50 m).

Température maxi : 28° fond de vallée à 1000 m, 17° à 2000 m, 12° à 2500 m.

Température mini (nuit vendredi/samedi) : 6° fond de vallée à 1000 m, +1° à 2000 m, -2° à 2500

Mercredi 24 Août 2011 : J – 2

Alors que plus de 5000 coureurs affinent leur préparation à 2 jours du lancement de cette 9ème édition de « The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc », les grands spécialistes mondiaux de la course à pied se donnent rendez vous à Chamonix Mont-Blanc comme chaque année, tous bien décidés à prendre la place de l’Espagnol Kilian Jornet, vainqueur des éditions 2008 et 2009.

Affiche royale pour cette 9ème édition 2011 avec la participation de tous les précédents vainqueurs et des meilleurs spécialistes mondiaux actuels de l’Ultra Trail.

Arrivée du vainqueur 2008, l'Espagnol Kilian Jornet (21 ans !)

Arrivée du vainqueur 2008, l’Espagnol Kilian Jornet (21 ans !)

Un ultra comme un « mondial »

La course reine l’UTMB® annonce un plateau exceptionnel et le Dauphiné Libéré ne se trompe pas en comparant cette 9e édition à un « mondial ». Plus que jamais l’UTMB® prend l’allure d’un championnat du monde, tout en restant une course populaire. Avec 62 nations présentes, le record est atteint et jamais une telle élite ne s’était présentée sur les 3 courses.

Ils ne sont pas moins de 40 hommes à se disputer un Top Ten potentiel sur l’UTMB®.

L’espagnol KilianJornet Burgada (2 fois vainqueur de l’UTMB) est l’un des favoris très attendu. Comme plusieurs outsiders, il a passé tout l’été dans la Vallée de Chamonix pour s’entrainer mais aussi profiter à plein temps des sommets de Chamonix !! dit-il…

Pourtant ils sont de plus en plus nombreux venant du monde entier à pouvoir s’imposer : en particulier son compatriote et ami Miguel Heras Hernandez. Jezz Bragg (1er en 2010) sera lui aussi au rendez-vous, de même que le Hongrois Németh CSABA…

Depuis quelques années, les américains confirment leur intérêt pour l’UTMB® : ils arrivent en force cette année, avec une très belle délégation de prétendants à la victoire.

Parmi eux : Michael Foote, Dakota Jones, Scott Jurek, Hal Koerner, Anton Krupicka, Karl Meltzer, Geoff Roes ou Mike Wolfe.

Le Japon affiche aussi ses prétentions avec Tsuyoshi Kaburaki (3ème en 2008 et 2ème en 2009) ou Nomoto Tetsuaki et Minehiro Yokoyama. Spécialistes depuis longtemps de la très longue distance, ils ont porté leur intérêt sur le trail depuis 3 ans et on ne peut compter sans eux.

Tous les meilleurs trailers français seront présents : Sébastien Chaigneau (2ème UTMB 2009), Vincent Delebarre (1er UTMB en 2004), mais aussi Patrick Bohard, François D’Haene, Hervé Giraud Sauveur, Antoine Guillon, Thomas Lorblanchet, Thierry Chambry, Nicolas Mermoud et Thomas Saint Girons.

Sans oublier Zigor Iturrieta 3ème en 2010 (Espagne), l’Argentin Gustavo Reyes, le Suisse Jean-Yves Rey, l’Anglais Nicky Clark ou l’Italien Giuliano Cavallo…

Grande concurrence aussi chez les dames.

Lizzy Hawker (Royaume-Uni) qui a déjà remporté 3 fois l’UTMB®, rêve d’une 4ème victoire ! La double gagnante américaine (2003 et 2009) Krissy Moehl revient cette année. Fernanda Maciel (Brésil) gagnante de la TDS en 2009 est une outsider de taille. Il faudra aussi compter sur les françaises Maud Giraud Gobert (1ère CCC® en 2010) et Karine Herry (1ere victoire sur l’UTMB® en 2006), ou l’espagnole Néré Martinez Urruzola, l’italienne Giuliana Arrigoni, ou les américaines Diana Finkel et Darcy Piceu Africa.


[adsense]

Du côté de la CCC®, cette 6ème édition, annonce aussi un formidable plateau sportif : gagner la CCC® reste aussi une formidable victoire.

Xavier Thevenard, vainqueur en 2010 (France), remet son titre en jeu, face à Adam Campbell (Canada), Dave Mackey (USA), Christophe Malarde (France), Mikael Pasero (France), Emmanuel Gault (France), Jason Hill (Afrique du Sud), Aurélien Brun (France), Lucas Humbert (France), Julien Jorro (France), Didier Mussard (Réunion-France) et Florian Racinet (France) qui sont tous des prétendants sérieux.

Chez les dames, Valerie Boitte (France), Alessandra Carlini (Italie), Virginie Govignon (France), Maria Kalogirou (Grèce), Josiane Piccolet (France), Barbara Piva (Italie), Ruling Xing (Chine).

La troisième édition de la TDS annonce aussi un plateau exceptionnel, avec des pointures de choix qui vont s’élancer sur un parcours très exigeant et sauvage !

Parmi eux : Hidefumi Kimura (Japon), Franck Bussiere, (France), Jérôme Challier (France), Ole Petter Hjelle (Norvège), Sébastien Talotti (France) et Lionel Trivel (France).

Chez les dames : Catherine Dubois (France) sera opposée à la canadienne Sophie Limoges au sein d’un peloton toujours plus international comptant des norvégiennes, des Argentines, des Allemandes des Finlandaises et des Turques !

D’autres infos sur la page spéciale UTMB 2011 (éditions précédentes, classements, photos, vidéos, …)


[adsense]
PIANET Nicolas SE H FR V-18:02 à Vallo V-18:47 à Argent.
3 5063 PASERO Mikael SE H FR V-18:05 à Vallo V-18:45 à Argent.
4 5013 CAMUS Sébastien SE H FR V-18:05 à Vallo

UTMB 2012 : Julien CHORIER ne sera pas au départ !

août 31st, 2012

Julien CHORIER sur Facebook :

« Je me suis préparé physiquement et psychologiquement pour un objectif qui était l’UTMB, l’un des plus grand defi dans la vie d’un competiteur, je comprends la décision de l’organisation due aux conditions climatiques.Toutefois, je ne me retrouve pas dans cette nouvelle course qui ne répond pas à mes attentes : 100 Miles autour du Mont Blanc.
Je préfère me concentrer sur mes prochains objectifs, notamment ma tentative de record sur le GR20 en Corse.
Je me tiens disponible de 16h à 17h dans le hall de l’hôtel Mercure pour vous faire part de mon état d’esprit et de ma stratégie de fin de saison. »

idem pour l’autre favori, l’Espagnol Iker KARRERA !

Parcours UTMB et CCC 2012 modifiés et allégés ! départ UTMB retardé à 19h (officiel)

août 31st, 2012

Infos Officielles UTMB : Vendredi 31 Aout 12h00

Conditions meteo trop difficiles sur Col du Bonhomme, Col de la Seigne et Grand Col Ferret.

L’UTMB® partira à 19:00 sur un parcours de repli qui passera uniquement en France.

La première partie du parcours de l’UTMB® reste inchangée jusqu’à La Balme puis reviendra aux Contamines puis aux Houches par un chemin différent.
Il longera ensuite toute la vallée de Chamonix et peu avant le Col des Montets rejoindra le parcours de la CCC® pour rentrer à Chamonix par Argentière.

100Km, 6000D+ : Voir le parcours modifié


INFOS Officielles CCC

Départ maintenu à 10h à Courmayeur.
Conditions hivernales au dessus de 2000m (froid, neige, vent).

Parcours sans Tête de la Tronche et sans Tête aux Vents.

Suivi Live de la CCC 2012 : l'Espagnol Tofol CASTANER en tête à 10 km de l'arrivée

août 30th, 2012

CCC 2012 : départ maintenu à 10h mais parcours modifié : total de 85 km et 6000 m de D+

Parcours amputé de 2 têtes , Tête de la Tronche (au départ) et la Tête axu Vents (sur la fin du parcours).

Passage à Vallorcine au km 72 soit à 13 km de l’arrivée – Altitude : 1263 m – Dénivelé positif cumulé : 5541 m

1 CASTANER BERNAT Tofol
2
3

Femmes à Bovine

1 GREENWOOD Ellie 17:05
2 GOBERT Maud 17:14
3 COMBARIEU Maud 17:25
4 VALERO Anne 17:29
5 MOTTO-ROS Sandrine

Passage à Trient : km 62  soit à 23 km de l’arrivée – Altitude : 1303 m – Dénivelé positif cumulé depuis le départ : 4525 m

1 CASTANER BERNAT Tofol à 16:17
2 PIANET Nicolas 16:37
3 PASERO Mikael 16:41
4 CAMUS Sébastien 16:42
5 GUIBERT Augustin 16:53
6 DURAND Regis SE H 16:55
7 BUSSIERE Franck 16:56
8 RECATALA VERA Ramon 17:00
9 CLAVERY Erik 17:01 (abandon au ravito de Trient « dégoûté de s être perdu » )
10 MACKEY Dave 17:05

Passage à Bovine

1 Tofol CASTANER BERNAT à 15h37
2 PASERO Mikael à 16h00
3 GUIBERT Augustin, BUSSIERE Franck et DURAND Regis à 16h12
6 CLAVERY Erik à 16h13 (il s’est égaré …)

Passage à La Fouly

L’Espagnol Tofol CASTANER BERNAT passe à 13h11 suivi de Erik CLAVERY et Nicolas PIANET à 6mn, PASERO Mikael à 12mn, RECATALA VERA Ramon à 13mn et CAMUS Sébastien à 17mn

Chez les féminines, Maud GOBERT est passée en tête à 14h 04 suivie de GREENWOOD Ellie à 3mn, DEWALLE Christel à 6mn et Maud COMBARIEU à 8mn

Courmayeur (15°C) : sur la ligne de départ, grand sourire de Maud COMBARIEU malgré les conditions hivernales annoncées : elle évoque le nouveau parcours plus roulant ce qui n’est pas pour la favoriser …

Petite accalmie sur les premiers kms en direction de Bertone, les coureurs chaudement couverts au départ commencent à se découvrir …
L’Espagnol Tofol CASTANER BERNAT a pris la tête des opérations devant Erik CLAVERY et Nicolas PIANET.


TDS 2012 : victoire de Dawa SHERPA arrivé à Chamonix à 21h 37 au bout de 14h37 d’effort pour parcourir les 114 km et près de 7000m de D+ !!

Classement général final
1 SHERPA Dawa 14h 37
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel 15h 05
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel 15h 40
5 BAUMANN Ryan (Suisse) 16h 18

Femmes
1 HERVE Agnès 19h 07
2 BLANCHET Juliette 19h 40
3 CARLINI Alessandra 20h 32
4 REBUFFET Laure 21h 03
5 HAEGEL-ARPIN Helene 22h 00
.
Une semaine après sa large victoire sur le 80 km du Grand Raid des Pyrénées (avance de plus d’1h30 sur le second), Dawa SHERPA domine cette édition de la TDS : il a pointé aux Contamines (km 90) ce jeudi 30/08 à 18h17 avec plus de 20mn d’avance sur ses 2 poursuivants, TRIVEL Lionel et Antoine GUILLON
le vainqueur de la 1ère édition de l’UTMB en 2003 va s’offrir une belle victoire sur la TDS 10 ans après !

TDS 2012 : départ jeudi 30 Aout à 7h – Courmayeur – Chamonix : 114 km avec un D+ de 6800 m

aux Houches, à 8km (de plat) de l’arrivée, Dawa SHERPA maintient son avance de plus de 20mn sur les inséparables Lionel TRIVEL et Antoine GUILLON

Passage Col du Tricot : km 98 – Altitude : 2126 m – Dénivelé positif cumulé : 6587 m

la dernière difficulté à 14 km de l’arrivée avec un dénivelé positif depuis Les Contamines de 1139 m

1 SHERPA Dawa à 19h 49
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 20 mn
4

Passage Col Joly : km 82 – Altitude : 1989 m – Dénivelé positif cumulé : 5435 m

1 SHERPA Dawa à 17h 17
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 21 mn
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 39 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) à 1h 02 mn

Femmes

1 HERVE Agnès  à 20h 01
2 BLANCHET Juliette à 9 mn
3 CARLINI Alessandra à 36mn
4 REBUFFET Laure à 1h 12
5 HAEGEL-ARPIN Helene à 1h 46

Passage à La gite : km 71  km – Altitude : 1662 m – Dénivelé + cumulé 4576 m

1 SHERPA Dawa à 15h 40
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 17 mn
4 VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 38 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) à 42 mn
6 LE SAUX Christophe à 54 mn
7 KARLOWITS-JUHÁSZ Tamas
8 TRIVEL Damien à 1h 05
9 MORIN Olivier à 1h 07
10 DE PREVILLE Benoit à 1h 08

à noter l’abandon de Thomas SAINT GIRONS longtemps en tête de la course

Passage à Passeur de Pralognan : km 59 km – Altitude : 2546 m – Dénivelé + cumulé : 4243 m

1 SHERPA Dawa à 14h10
2 GUILLON Antoine et TRIVEL Lionel à 15 mn
4 SAINT GIRONS Thomas à 28 mn
5 BAUMANN Ryan (Suisse) et VILLA GONZALEZ Pablo Manuel à 30 mn
7 KARLOWITS-JUHÁSZ Tamas
8 LE SAUX Christophe

Femmes
1 BLANCHET Juliette à 15h 56
2 HERVE Agnès à 7 mn
3 CARLINI Alessandra (Italie) à 18 mn
4 REBUFFET Laure à 29 mn
5 HAEGEL-ARPIN Hélène à 57 mn
6 DAVAL-POMMIER Blandine

Passage à La Thuile : km 21 – Dénivelé positif depuis le départ : 1504 m

à 9h28, en tête un petit peloton de 6 coureurs, SHERPA Dawa, GUILLON Antoine, TRIVEL Lionel, SAINT GIRONS Thomas, VILLA GONZALEZ Pablo suivi de LE SAUX Christophe à 1mn

Profil TDS 2012

Profil TDS 2012


[adsense]

CCC 2011 : victoire d’Emmanuel GAULT qui passe la ligne d’arrivée de Chamonix à 20h13

Prenant la tête de la course dès Grand Col Ferret, il n’a cessé de creuser les écarts pour terminer avec une avance confortable de près de 20mn sur son second, le Canadien Adam CAMPBELL (20h 32) et près de 40mn sur le Grec KALOFYRIS Nikolaos

Suivi Live de la CCC : vendredi 26 10h : communiqué des organisateurs

« CCC : perturbation orageuse. Départ maintenu à 10h mais parcours modifié et allégé : montée directe Bertone. Champex-Chamonix, parcours repli évitant Bovine, Catogne, Tête aux Vents soit 93 km et 5100m D+ au lieu de 98 km et 5600 m de dénivelé positif

Nouvelles barrières horaires : Arnuva 14:30 ; La Fouly 18:45 ; Champex 22:15 ; Trient 4:45 ; Vallorcine 7:50 ; Chamonix 11:20

Arrivée à Chamonix – Km 92 et D+ cumulé de 5800 m

1 GAULT Emmanuel (FRA) 10:10:25
2 Adam CAMPBELL (Canada) 10:29:33
3 KALOFYRIS Nikolaos (GRE) 10:50:17
4 Arnaud LEJEUNE (Fra) 11:04:16
Femmes
1

Pointage de Vallorcine au km 77 : à 15km de l’arrivée – D+ Cumulé de 4845 m
1 GAULT Emmanuel 08:34:06
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 21′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 46′

Vendredi 26 17h30 : passage à Trient au km 67.4 avec un D+ cumulé de 4090 m : les écarts se creusent et Manu Gault « s’envole » vers la victoire …

1 GAULT Emmanuel 07:26:27
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 16′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 33′

Passage à Champex-Lac au km 46 avec 3285m de D+ en cumul depuis le départ

1 GAULT Emmanuel 04:47:25
2 Adam CAMPBELL (Canada) à 3′
3 KALOFYRIS Nikolaos à 15′
4 Lucas HUMBERT 05:10:27
5 LEJEUNE Arnaud 05:10:28
6 Didier MUSSARD (Réunion) 05:17:04

Femmes
1 GOVIGNON Virginie 05:47:14
2 DUBOIS Catherine 06:00:04
3 Maud COMBARIEU 06:01:31 mais Maud n’est pas repartie de Champex…

Passage à La Fouly km 32 :

1 GAULT Emmanuel 03:31:30
2 Adam CAMPBELL (Canada) 03:34:16
3 Nikolaos KALOFYRIS (Grèce) 03:36:47
4 PASERO Mikael – 5 JORRO Julien, RACINET Florian, LEJEUNE Arnaud, MUSSARD Didier, …

Femmes
1 GOVIGNON Virginie 04:15:01
2 DUBOIS Catherine 04:24:11
3 Maud COMBARIEU 04:24:25

Passage à Arnuva km 25 : départ très rapide pour la tête de course avec 25 coureurs séparés de moins de 10 mn

1 JORRO Julien
2 GAULT Emmanuel
3 KALOFYRIS Nikolaos – 4 PASERO Mikael
5 CAMPBELL Adam – 6 Didier MUSSARD (Réunion)
7 RACINET Florian – 8 EJEUNE Arnaud – 9 HUMBERT Lucas – 10 CAMUS Sylvain
11 CAMUS Sébastien – 12 LAURET Jean Eddy (Réunion) – 13 DA SILVA PEREIRA Luis – 14 René Paul VITRY (Réunion) …

Bulletin Météo France pour vendredi 26 et nuit suivante

Vendredi 26 août 2011 (vigilance Haute-Savoie jaune orage )
Ensoleillé ce matin dans un air vite chaud et sec, .

Après la mi-journée , ambiance lourde , ciel se chargeant de nuages plus épais.

Des passages d’ORAGES forts avec coups de vent, grêle possible à partir 17 h jusqu’à minuit (limite pluie-neige 3000 m puis 2200 m)

FROID en seconde partie de nuit au passage de la perturbation, limite pluie-neige au plus bas à 1800/2000 m. 2 à 5 cm à 2000 m, 5 à 10 cm à 2500 m.

Quantité de pluie : orages et les pluies de seconde partie de nuit : 30/40 litres d’eau au m².

Des bancs de brouillard dense seconde partie de nuit, givrant dès 2300 m (visibilité 30 à 50 m).

Température maxi : 28° fond de vallée à 1000 m, 17° à 2000 m, 12° à 2500 m.

Température mini (nuit vendredi/samedi) : 6° fond de vallée à 1000 m, +1° à 2000 m, -2° à 2500

Mercredi 24 Août 2011 : J – 2

Alors que plus de 5000 coureurs affinent leur préparation à 2 jours du lancement de cette 9ème édition de « The North Face Ultra-Trail du Mont-Blanc », les grands spécialistes mondiaux de la course à pied se donnent rendez vous à Chamonix Mont-Blanc comme chaque année, tous bien décidés à prendre la place de l’Espagnol Kilian Jornet, vainqueur des éditions 2008 et 2009.

Affiche royale pour cette 9ème édition 2011 avec la participation de tous les précédents vainqueurs et des meilleurs spécialistes mondiaux actuels de l’Ultra Trail.

Arrivée du vainqueur 2008, l'Espagnol Kilian Jornet (21 ans !)

Arrivée du vainqueur 2008, l’Espagnol Kilian Jornet (21 ans !)

Un ultra comme un « mondial »

La course reine l’UTMB® annonce un plateau exceptionnel et le Dauphiné Libéré ne se trompe pas en comparant cette 9e édition à un « mondial ». Plus que jamais l’UTMB® prend l’allure d’un championnat du monde, tout en restant une course populaire. Avec 62 nations présentes, le record est atteint et jamais une telle élite ne s’était présentée sur les 3 courses.

Ils ne sont pas moins de 40 hommes à se disputer un Top Ten potentiel sur l’UTMB®.

L’espagnol KilianJornet Burgada (2 fois vainqueur de l’UTMB) est l’un des favoris très attendu. Comme plusieurs outsiders, il a passé tout l’été dans la Vallée de Chamonix pour s’entrainer mais aussi profiter à plein temps des sommets de Chamonix !! dit-il…

Pourtant ils sont de plus en plus nombreux venant du monde entier à pouvoir s’imposer : en particulier son compatriote et ami Miguel Heras Hernandez. Jezz Bragg (1er en 2010) sera lui aussi au rendez-vous, de même que le Hongrois Németh CSABA…

Depuis quelques années, les américains confirment leur intérêt pour l’UTMB® : ils arrivent en force cette année, avec une très belle délégation de prétendants à la victoire.

Parmi eux : Michael Foote, Dakota Jones, Scott Jurek, Hal Koerner, Anton Krupicka, Karl Meltzer, Geoff Roes ou Mike Wolfe.

Le Japon affiche aussi ses prétentions avec Tsuyoshi Kaburaki (3ème en 2008 et 2ème en 2009) ou Nomoto Tetsuaki et Minehiro Yokoyama. Spécialistes depuis longtemps de la très longue distance, ils ont porté leur intérêt sur le trail depuis 3 ans et on ne peut compter sans eux.

Tous les meilleurs trailers français seront présents : Sébastien Chaigneau (2ème UTMB 2009), Vincent Delebarre (1er UTMB en 2004), mais aussi Patrick Bohard, François D’Haene, Hervé Giraud Sauveur, Antoine Guillon, Thomas Lorblanchet, Thierry Chambry, Nicolas Mermoud et Thomas Saint Girons.

Sans oublier Zigor Iturrieta 3ème en 2010 (Espagne), l’Argentin Gustavo Reyes, le Suisse Jean-Yves Rey, l’Anglais Nicky Clark ou l’Italien Giuliano Cavallo…

Grande concurrence aussi chez les dames.

Lizzy Hawker (Royaume-Uni) qui a déjà remporté 3 fois l’UTMB®, rêve d’une 4ème victoire ! La double gagnante américaine (2003 et 2009) Krissy Moehl revient cette année. Fernanda Maciel (Brésil) gagnante de la TDS en 2009 est une outsider de taille. Il faudra aussi compter sur les françaises Maud Giraud Gobert (1ère CCC® en 2010) et Karine Herry (1ere victoire sur l’UTMB® en 2006), ou l’espagnole Néré Martinez Urruzola, l’italienne Giuliana Arrigoni, ou les américaines Diana Finkel et Darcy Piceu Africa.


[adsense]

Du côté de la CCC®, cette 6ème édition, annonce aussi un formidable plateau sportif : gagner la CCC® reste aussi une formidable victoire.

Xavier Thevenard, vainqueur en 2010 (France), remet son titre en jeu, face à Adam Campbell (Canada), Dave Mackey (USA), Christophe Malarde (France), Mikael Pasero (France), Emmanuel Gault (France), Jason Hill (Afrique du Sud), Aurélien Brun (France), Lucas Humbert (France), Julien Jorro (France), Didier Mussard (Réunion-France) et Florian Racinet (France) qui sont tous des prétendants sérieux.

Chez les dames, Valerie Boitte (France), Alessandra Carlini (Italie), Virginie Govignon (France), Maria Kalogirou (Grèce), Josiane Piccolet (France), Barbara Piva (Italie), Ruling Xing (Chine).

La troisième édition de la TDS annonce aussi un plateau exceptionnel, avec des pointures de choix qui vont s’élancer sur un parcours très exigeant et sauvage !

Parmi eux : Hidefumi Kimura (Japon), Franck Bussiere, (France), Jérôme Challier (France), Ole Petter Hjelle (Norvège), Sébastien Talotti (France) et Lionel Trivel (France).

Chez les dames : Catherine Dubois (France) sera opposée à la canadienne Sophie Limoges au sein d’un peloton toujours plus international comptant des norvégiennes, des Argentines, des Allemandes des Finlandaises et des Turques !

D’autres infos sur la page spéciale UTMB 2011 (éditions précédentes, classements, photos, vidéos, …)


[adsense]

UTMB 2012, la tête avant les jambes !

juillet 26th, 2012

Les « trailers » en avaient l’intuition, les chercheurs leur donnent raison : la volonté est le principal facteur de la performance physique.

Le 31 août à Chamonix, 2.300 coureurs prendront le départ de la 10 e édition de l’Ultra-trail du Mont-Blanc (UTMB), la course la plus longue et la plus redoutable d’Europe : un Everest (9.600 mètres cumulés de dénivelés positifs) et quatre marathons non-stop (168 km) à parcourir sur un terrain de montagne impitoyable pour les chevilles et les cuisses. Le circuit est un classique des catalogues de trek qui offre des balcons hallucinants sur les sommets de la plus haute chaîne du continent entre la France, l’Italie et la Suisse.

Il nécessite habituellement 7 à 10 jours de marche. Mais pour les coureurs de l’UTMB, la limite a été fixée à 46 heures. Au-delà, c’est l’élimination. Un défi ultime : l’an passé ils n’étaient que 14 % à finir la course dans les temps (341 coureurs) et la moitié à abandonner.

« Voilà une occasion inespérée d’explorer les limites du corps humain », explique Guillaume Millet, professeur de physiologie du sport à l’université de Saint-Etienne, bon coureur et auteur d’un ouvrage très complet sur la question (« Ultra-trail, plaisir, performance et sant頻, Outdoor Editions). Après une dizaine d’années sur le terrain, il vient de confirmer ce qui n’était alors qu’une hypothèse : la force du mental est le facteur le plus limitant de la performance. « Le muscle et la puissance aérobie [l’aptitude d’un individu à prendre de l’oxygène dans l’air ambiant] sont indispensables, mais ils ne servent les efforts que de manière indirecte dans les sports de longue durée. Le cerveau souffre en fait plus que les muscles », résume le chercheur.

Plusieurs études convergentes mettent en évidence de fortes perturbations du système nerveux central entraînant une diminution de la force musculaire sur de longues épreuves. Mais on ne sait pas exactement à quel niveau se situent ces altérations. Dans le cerveau ? Les neurones moteurs ? Les récepteurs périphériques ? « En comparant des épreuves de ski de fond et de course à pied de durée similaire en compétition, on a effectivement montré que les informations en provenance de la périphérie étaient largement impliquées dans la diminution des commandes nerveuses. D’autres mesures plus directes suggèrent également que quelque chose se passe au niveau de la moelle épinière. On suspecte les fibres sensibles à l’inflammation mais beaucoup reste à faire pour mieux comprendre ce qui se passe au niveau de la commande motrice. »

[adsense]

Le rôle central du cerveau

Guillaume Millet et quelques autres ont cependant leur idée sur la question. Pour répondre à la fatigue, les muscles ont besoin d’un ordre pour maintenir le même niveau de contraction et conserver leur vitesse de course. Autrement dit : le cerveau doit travailler plus pour le même résultat. Traduction pour le coureur : la sensation de pénibilité s’accroît, le corps donne l’impression de peser une tonne tandis que le moral de l’athlète est en berne.

La chimie qui se met en place pour endurer joue également un rôle déterminant sur le psychisme. Selon les derniers travaux des chercheurs, l’accumulation d’ammoniaque intracellulaire, de potassium, de phosphate inorganique et surtout d’acide lactique protègent indirectement l’organisme d’un excès de fatigue en alertant le système nerveux que les limites sont atteintes. « Ces agents chimiques, l’acide lactique en particulier, pourraient signifier au cerveau qu’il est temps d’arrêter », postule Guillaume Millet.

Ses travaux sur les coureurs de l’UTMB appuient cette conviction. « On constate très nettement un déficit de la capacité à activer les muscles alors même que ces derniers ne sont pas lourdement affectés, que la fatigue cardiaque ne s’est pas installée et qu’il n’y a pas de perte de globules rouges. » Ses expériences le confirment en laboratoire : la valeur moyenne de perte de contractilité du quadriceps après 24 heures de course sur un tapis roulant n’est que de 10 % et elle atteint, ensuite, un plateau autour de 35 à 40 %, quelle que soit la durée de la course. Le chercheur en conclut un principe physiologique : « L’ordre de se contracter envoyé par le cortex moteur est modulé par des informations en provenance de divers récepteurs périphériques, dont le muscle qui se protège de la fatigue en adressant des signaux alarmistes. »

La performance pourrait donc n’être qu’une question de volonté et l’entraînement un moyen de réduire -ou tout au moins d’apprivoiser -l’intensité des signaux de douleur adressés au cerveau, seul juge de paix.

PAUL MOLGA

article paru dans Les Echos.fr : Marathon : la tête avant les jambes


UTMB 2011 à Champex Salomon Espagne en force

UTMB 2011 : les 3 Espagnols de Salomon en tête à Champex

Toujours 4 hommes en tête mais Kilian JORNET semble vraiment « tranquille », voir la  —> Vidéo du passage des 4 hommes de tête au Grand Col Ferret


[adsense]

La Diagonale des Fous : une aventure « géographique » annuelle au cœur de l’île

juillet 17th, 2012

Nos 3 courses

Le Grand Raid, La Diagonale des fous, 20éme édition aura lieu du 18 au 21 octobre 2012. Le Trail de Bourbon, 13ème édition a se déroulera les 20 et 21 octobre et la Mascareignes, 2ème édition, le 20 octobre 2012.

Présentation

« Cette approche géographique et historique du parcours 2010 présente un intérêt indéniable pour ceux qui considèrent que le déplacement dans la nature ne revêt pas seulement un intérêt physique. »

La « diagonale des fous » : une aventure « géographique » annuelle au cœur de l’île.

Texte de Thierry Simon,

Maître de conférences HDR,

Directeur du département de géographie de l’université de La Réunion.

La « diagonale des fous » s’inscrit dans une pratique sportive désormais « mondialisée » qui, par ailleurs, est devenue aussi un enjeu économique et commercial important. Mais, au-delà de ces aspects, certes importants, la course est d’abord et avant tout une aventure. Une aventure individuelle pour qui en prend le départ, un accomplissement individuel aussi pour celles et ceux qui « bouclent » le parcours et deviennent ainsi des « finishers », mais aussi, et même surtout, une aventure collective, patrimoniale et identitaire. Les « Hauts » de l’île, « support » essentiel de la course, portent en effet les traces et la mémoire de l’histoire collective et aventureuse d’un espace à part, à travers le « marronnage », mais aussi à travers la conquête pionnière de ces territoires « à part ». D’une certaine manière, renouant avec les fils du temps, les aventuriers de la « diagonale des fous » retissent une partie d’un pan de l’histoire insulaire, souvent sombre et longtemps occulté ou minoré, voire dénigré ou raillé : celui d’individus isolés, ou de familles entières, qui ont su survivre et vivre à travers les décennies, dans des conditions précaires et dans l’incertitude des lendemains, mais librement et sans entraves. Il y a bien là, chez chaque « Grand raideur » réunionnais une certaine fierté intériorisée à renouer, consciemment ou non, avec le passé de ces premiers arpenteurs des « Hauts ».

Renouer avec l’aventure…

Les efforts produits dans cette aventure volontaire, efforts conduits jusqu’à l’extrême limite pour beaucoup, ont longtemps fait le quotidien des habitants des « Hauts ». Les déplacements sur de longues distances et avec des charges conséquentes, pour aller vendre par exemple sa maigre production sur les marchés urbains, ne constituait pas un exploit, mais une pratique quotidienne et banale… Les habitants de Grand îlet ou de Bord Martin (Cirque de Salazie) n’avaient nul besoin d’un « dossard », encore moins de « chaussures de trail » coûteuses, pour franchir la redoutable paroi de la Roche écrite, avant de redescendre la « planèze » vers Saint-Denis et ses marchés. Dans leurs déplacements quotidiens vers les quelques rares écoles du cirque, les petit(e)s Mafatais(e)s, des divers îlets épars, parcouraient chaque jour des kilomètres et franchissaient des dénivelés qui leur semblaient appartenir naturellement à leur vie. Le Grand raid s’inscrit naturellement et logiquement dans cette histoire.

Cette course diffère aussi de nombre de courses de même « format ». En effet, le caractère identitaire du Grand Raid induit aussi des comportements en course qui différent sensiblement de ce qui peut se passer ailleurs et dans des circonstances comparables. Il existe en effet un certaine convivialité solidaire entre coureurs, alors que dans d’autres courses, la « concurrence » est bien plus sensible et l’individualisme bien plus marqué. Sur les sentiers du Grand Raid, des concurrents n’hésitent pas à ravitailler un camarade en difficulté, à s’arrêter – parfois longuement – pour s’enquérir d’éventuels soucis de « sant頻 ou techniques et réconforter une personne en détresse physique et/ou psychologique (ça arrive !)… ou, pour simplement « casser la blague ». Et il n’est pas rare d’entendre, même au cœur de la nuit et alors que tout le monde ou presque progresse « dans le dur », de grands éclats de rire fuser au détour d’un chemin !

Ainsi se vit annuellement cette grande aventure qui est aussi de nature « géographique », car l’île est alors traversée de part en part, par des tracés qui, en s’affranchissant des obstacles les plus considérables, permettent de révéler aux coureurs toutes les facettes paysagères des « Hauts » de l’île, même s’il est parfois difficile, voire impossible pour beaucoup, d’apprécier à leurs juste mesure les paysages traversés. Bien souvent, la vision du coureur se rétrécit progressivement aux quelques mètres carrés qui le précède, « lus » et automatiquement « balayés » avec un souci permanent des « appuis » les plus assurés… Il semble toutefois très exagéré d’avancer que : « Les paysages sont exceptionnels , mais les concurrents n’ont pas tout le temps de les admirer » . La participation d’un grand nombre de concurrents ne s’explique pas uniquement par le seul souci d’un défi physique et psychologique à relever. Pour bon nombre d’entre eux, c’est essentiellement le fait de réaliser un effort de longue durée, en altitude et dans des conditions variées, parfois imprévisibles, qui motive une participation : les paysages sont bien le support mouvant de cette traversée insulaire au long cours.

Une diagonale pour un long « transect » paysager au cœur des « Hauts »

Le tracé de la « diagonale des fous » est évolutif car il doit s’adapter, bon an mal an, à diverses contraintes. Une donnée fondamentale est à prendre en compte sur les « supports » physiques de la course : le réseau des sentiers. Ces sentiers sont soumis à des aléas multiples et se dégradent parfois jusqu’à devenir impraticables, voire franchement dangereux, notamment pour des coureurs qui se retrouvent fréquemment dans des conditions de progression très délicates : fatigue extrême (notamment lors des phases nocturnes de la cours), épuisement physique et psychologique, blessures variées, dégradation des conditions climatiques, … Des sentiers praticables de jour et en conditions normales peuvent devenir alors de véritables pièges infernaux, surtout pour les raideurs peu ou pas familiers de ces sentiers insulaires souvent très exigeants, fort peu « roulants » mais plutôt « cassants » (comme les qualifient les coureurs), voire franchement destructeurs pour certains.
http://www.grandraid-reunion.com/local/cache-vignettes/L150xH113/photo1-ae7e8.jpg
JPEG - 106.2 ko

Une portion du sentier emprunté plusieurs fois lors des Grands Raids et… qui laisse des traces dans la mémoire de nombreux participants : le sentier mène vers le Piton des Neiges, à l’arrière-plan, et vient de traverser longuement les formations forestières des marges du massif de Bébour Bélouve. On atteint le « coteau Kerveguen ». La végétation des « branles » est caractéristique des « Hauts » réunionnais. Le ruissellement des abondantes eaux pluviales décape le sol et met en saillie des blocs rocheux qui rendent la progression relativement difficile. (cliché : Th. Simon, 2009).

Des paysages volcaniques dans leur diversité…

De Saint-Philippe au Volcan, l’itinéraire généralement suivi par le Grand Raid permet d’opérer une traversée successive des paysages caractéristiques des « pentes externes » du volcan. Lors de la montée, une vue va graduellement se dégager sur les formes de reliefs volcaniques du massif de la Fournaise. Après avoir quitté le littoral, la montée s’effectue rapidement sur la terminaison d’une « planèze » récente du massif de la Fournaise. Ce flanc du massif est construit par un empilement, en forme de cônes entaillés par des ravines, de coulées successives de laves peu compactes, souvent friables qui rendent le terrain « cassant » pour les coureurs. Les efforts à fournir, la nuit, dans un contexte humide, boueux, encombré de racines, donne immédiatement la mesure de l’exploit qu’il faudra accomplir pour aller « au bout »…

Cette partie du massif est généralement humide toute l’année : les précipitations sont exceptionnelles et atteignent ici des moyennes annuelles situées entre 5 000 et 9000 mm/an… Le sentier est très profondément raviné et souvent délicat à négocier, surtout s’il pleut : on progresse alors dans le lit d’une ravine. Les conditions sont réunies pour qu’une végétation dense et variée se soit développée. La végétation actuelle est constituée d’un couvert forestier étagé relativement préservé. On traverse d’abord les reliques de la forêt tropicale humide de « bois de couleurs des bas », s’étendant jusqu’à environ 600 mètres d’altitude, assez profondément modifiée par l’homme (présence de pestes végétales, notamment les goyaviers). Progressivement, avec l’altitude (vers 1500, 2000 m), la végétation perd en richesse et s’éclaircit.

La « transition » vers la plaine des Cafres

Du Volcan à Cilaos, les itinéraires habituels permettent de passer d’un massif volcanique actif, encore en construction (piton de la Fournaise), à un massif volcanique ancien, largement démantelé (piton des neiges), en traversant un vaste espace de transition constitué par la « plaine » des Cafres. Les altitudes élevées – l’altitude maximale du Grand Raid a longtemps été atteinte à l’oratoire Sainte-Thérèse : 2412 m – imposent, sur cette portion du parcours, un climat difficile, voire rigoureux, en toutes saisons, avec de fortes précipitations, des brumes fréquentes et des températures nocturnes basses (généralement négatives durant l’hiver). Le couvert végétal s’adapte remarquablement à ces contraintes. Il utilise ainsi les moindres « niches » favorables pour se développer : interstices rocheux, pieds de remparts, creux abrités des vents, …

En approchant de la Plaine des sables, on découvre l’enclos du volcan. Un temps dégagé permet d’observer l’édifice volcanique de la Fournaise. Il est constitué d’un superbe cône terminal (à deux cratères accolés) dont les pentes se sont régulièrement couvertes, depuis 5000 ans, d’une succession de coulées de laves. Le « rempart » est d’origine « tectonique » : il est dû à un phénomène de cassure et à une série d’effondrements en arcs de cercles, constituant une « caldeira ». Le massif est constitué d’un emboîtement successif de « caldeiras ». Quittant la Plaine des sables (vaste remblaiement de matériaux cendreux : les lapillis), entre des volcans adventifs parfois imposants, le sentier nous conduit au pied du second effondrement majeur, le Rempart des basaltes que l’on franchit. Il offre le « feuilletage » très caractéristique d’un bouclier volcanique.

JPEG - 85.6 ko

En direction du rempart des basaltes, à l’arrière-plan. Le sentier s’inscrit sur un sol minéral, couvert de bloc et de scories (lapillis) et sur lequel une maigre végétation subsiste. Au pied du rempart (nappes d’eau affleurantes et position d’abri) des tamarinaies sont installées.

Le massif volcanique de La Fournaise est venu s’adosser au « système » ancien du Piton des neiges, par le biais de la « Plaine » des Cafres, actuellement vouée au pastoralisme, enclose, dont la surface inclinée vers l’Ouest est largement ponctuée de cônes volcaniques relativement récents. Sur les pentes les plus douces, les paysages ont été ici largement transformés par la colonisation agricole des hauts au XIXe siècle : déboisements de grande ampleur et défrichements divers afin de créer des pâtures. La présence d’ajonc d’Europe, espèce introduite et très envahissante crée un paysage de landes d’altitude, dont la « parent頻 avec des paysages atlantiques européens (Galice, Bretagne, Irlande) devient frappante.

En route pour les cirques…

Le tracé innovant de l’année 2010 permet la traversée des magnifiques étendues forestières de Bébour- Bélouve : cette vaste forêt très humide, au sol particulier (humus profond, mousses) est étroitement gérée par l’ONF, comme une très grande partie des « Hauts » de l’île. Elle demeure encore exploitée (tamarins). Ce tracé est aussi l’occasion d’une brève, mais marquante, incursion dans le cirque de Salazie : le plus humide de l’île, permettant aux bambous, chouchous, bananiers de croître à foison. Cette végétation enchâsse Hell Bourg, initialement un village thermal, une belle étape qui précède une longue remontée vers le gîte du piton des neiges, par le plateau reboisé de Terre Plate et le redoutable rempart qui aboutit au Cap anglais.

Cilaos est alors atteint : un « haut lieu » du Grand Raid et une étape essentielle. C’est aussi souvent la fin prématurée du parcours pour nombre de concurrents, épuisés ou blessés, découragés ou lassés, pressés parfois de rejoindre leur famille aussi qui les attend dans le cirque. Cilaos est constitué d’un cratère fossile effondré, ceinturé de remparts, subverticaux dans leur partie la plus élevée. La partie inférieure du rempart présente à Cilaos une magnifique morphologie en « chevrons » qui témoignent d’un travail intense d’érosion. Le cirque de Cilaos, au pied du massif du piton des neiges, est en effet marqué par un apparent paradoxe : les formes de ravinement sont répandues, alors que le climat, comme la végétation, peuvent présenter des faciès secs. L’incision des matériaux des cirques est particulièrement révélée par les profondes ravines et par les fréquents mouvements de masse et glissements de terrains qui affectent le cirque, notamment lors des épisodes de fortes pluies cycloniques. De fait, l’érosion violente est à l’œuvre lors de ces seuls épisodes, alors que le cirque, sous le vent d’une barrière montagneuse de plus de 3000 m, accuse une sécheresse relative.

De Cilaos à Roche plate : là où la course « commencerait »…

On quitte Cilaos -passant près des anciens thermes- par le sentier emprunté autrefois par les « porteurs » , remontant les voyageurs au cœur du cirque, en empruntant les vallées. Ce réseau de vallées est très ramifié. Les « bras », profondément encaissés, découpent les matériaux meubles de remplissage du cirque. On a une excellente idée de l’instabilité des sols et des risques liés à l’érosion, en observant la rive gauche du « bras des étangs » que l’on longe, vers sa confluence avec « bras rouge ».

Bras rouge traversé, on entame alors une longue montée vers le col du Taïbit : un « juge de paix » pour beaucoup. Une première portion s’effectue en surplomb de bras rouge, le sentier devant sans cesse composer avec le franchissement de petites ravines. Elles entaillent cette paroi couverte d’une végétation adaptée à une relative sécheresse et à un sol pauvre et mince : filaos (casuarina), plantés par l’ONF afin de stabiliser autant que possible ces fortes pentes, chocas qui réussissent à pousser sur les versants les plus raides, utilisant les moindres failles de la roche, comme sur les flancs du « piton de sucre », aperçu avant de franchir bras-rouge.

JPEG - 114.4 ko

Le sentier en surplomb de la ravine de Bras rouge : il convient de négocier ces passages vertigineux avec une grande prudence et, pour certains, il est parfois préférable de passer la nuit pour ne pas apercevoir le vide qui s’ouvre sur la droite… Les matériaux géologiques sont constitués d’une brèche volcanique très sensible à l’érosion. (Cliché : Th. Simon, 2009).

La route d’îlet à cordes franchie, la montée s’effectue alors vers l’îlet des Salazes, autrefois mis en valeur, comme les quelques replats que l’on a pu apercevoir à flanc de montagne : îlet chicot, îlet bleu, … « défrichés » isolés encore habités et exploités, témoignages encore vivants de l’ancienne mise en valeur pionnière de cet espace montagneux. Autour de l’îlet des Salazes, la végétation a été transformée par l’introduction de diverses espèces d’arbres résineux, à croissance rapide, malmenés par les vents cycloniques et par l’absence d’exploitation et d’entretien. Plus on s’élève, à partir de 1 500 à 1 600 m et plus les tamarins deviennent nombreux, couverts d’usnée (voir première fiche), notamment à partir de la « plaine des fraises ». On aperçoit désormais nettement le sommet de cette paroi que l’on va franchir au col à 2082 m, véritable cloison résiduelle qui sépare les cirques, surmontée des trois Salazes et du Nez de bœuf, zones de roches résistantes qui « arment » cette mince cloison rocheuse. Avant d’atteindre le col, on passe devant l’un des nombreux oratoires de montagne : un repère essentiel, car lorsqu’il est atteint il ne reste que quelques minutes d’ascension avant de « basculer » dans Mafate…

Au col, de jour et dans de bonnes conditions matinales de visibilité, la vue porte sur les deux cirques, on est quelque peu écrasé par la masse très imposante du « Grand Benare », dressé au sommet d’un « rempart » d’un millier de mètres de dénivelé. On vérifie ici la structure du rempart, immense empilement feuilleté de couches de basaltes, tapissé dans sa partie inférieure de taillis et de bois de couleur qui couvrent des éboulis, de branles plus haut, par endroits la roche apparaît nue.

Dans Mafate

Comme ceux de Cilaos, les paysages du cirque de Mafate sont fortement marqués par l’érosion et le démantèlement. C’est un paysage « ruiniforme », toujours en évolution, sous l’action des eaux. Les implantations humaines actuelles, regroupées sur les îlets, s’offre à la vue : Marla au pied du col, La Nouvelle, …En 1945, le cirque comptait plus de 2000 habitants. Il en abrite actuellement 622 (recensement de 1999). La Nouvelle (129) et Grand Place (123) sont les deux îlets les plus peuplés du cirque. Au pied du rempart du Maïdo, on recense 69 habitants à Roche Plate, 83 à l’îlet aux orangers et 28 à l’îlet des lataniers. L’histoire de ce vaste espace est passionnante, complexe et souvent imprécise. Les noms de lieux et surtout les paysages portent les marques d’une mise en valeur toujours difficile, parfois tragique. Le quotidien y demeure encore rude – malgré l’hélicoptère, le téléphone, la télévision, ou l’Internet … – et souvent incertain pour nombre d’habitants.

Les « marrons » furent les premiers occupants permanents du cirque, probablement venu des hauteurs du Maïdo, ou ayant franchi le Taïbit et réfugiés dans les secteurs les plus reculés et difficiles d’accès, au pied du rempart, lieu idéal de repli. Probablement plus nombreux qu’on ne le pense, constituant des petits groupes organisés, ayant des refuges dans les parois rocheuses des remparts mais parcourant les îlets, ces occupants, vivant de chasse et de cueillette, furent poursuivis tardivement. Le « marronnage » est indissociable d’un mode de (sur)vie fondé sur des déplacements incessants, sur un nomadisme qui constitue probablement une part de cette « identité mafataise ». En effet, l’occupation et la graduelle mise en valeur du cirque ont été marquées par d’incessants mouvements de population d’un îlet à un autre, ou vers l’extérieur, sous la contrainte (recherche de terres) ou volontairement, notamment lors d’alliances familiales.

Marla, situé au pied du col du Taïbit, dans le « haut Mafate », abritait 203 personnes (dont 130 enfants), en 1873. Le recensement de 1999 ne signale plus que 16 habitants : ceci témoigne de l’exode vécu par le cirque. Actuellement, deux familles tiennent fermement la place… Les 90 hectares de ce petit plateau sont très partiellement exploités. Cet espace pourrait constituer un point de développement, accessible depuis Cilaos, comme de Salazie, car c’est un lieu de passage obligé, une halte dans un site grandiose, exposé toutefois à des risques certains liés à des éboulements toujours possibles des parois rocheuses assez proches, dont certaines sont instables. À Roche plate, la situation est bien plus précaire encore. L’habitat est sous la menace directe d’effondrements, d’éboulements, de mouvements de masse venant du rempart tout proche. L’îlet est d’ailleurs né de ces éboulements successifs, finalement stabilisés.

De Roche plate à La Redoute

Le Rempart du Maïdo constitue un accident géologique majeur, avec un dénivelé brutal de plus de 1000 m : on en convient sans peine lorsqu’on le longe, avant comme après Roche plate. Au pied de ce rempart, bien que des sources existent localement, c’est une impression de sécheresse qui prévaut, notamment lorsque l’on observe la végétation. Cette végétation, qualifiée de « xérophile » (adaptée à la sécheresse), est principalement composée de fourrés d’arbustes, notamment des acacias (Leucanea leucophala), mais aussi de « Chocas ». Le choca vert était autrefois cultivé. C’était en effet une plante très utile car les fibres des feuilles permettaient de fabriquer des cordes et les longues hampes, une fois évidées et mises bout à bout, servaient de canalisations entre les sources et les cases.

Dans cette partie du cirque, les ressources en eaux constituent un apparent paradoxe. En effet, les habitants des îlets que l’on traverse (Roche plate, mais surtout îlet aux orangers et Lataniers), ont régulièrement des difficultés d’approvisionnement, tandis que l’on observe dans les mêmes lieux des installations, parfois impressionnantes, permettant le captage d’eaux qui alimentent en particulier les hauts de Saint Paul, comme la « canalisation des orangers ». Le cirque est « équip頻 de captages et d’installations faisant partie du grand projet de « transfert des eaux ».

JPEG - 88.6 ko

Une vue de Deux-bras (confluence de deux rivières : rivière des galets et bras de Ste Suzanne), prise en direction de l’intérieur du cirque de Mafate, depuis la première partie du sentier aboutissant à Dos d’âne A l’arrière plan : le massif du Gros Morne. Dans la vallée principale : la rivière des galets (remarquer les terrasses alluviales). Sur la gauche du cliché, la partie finale du Bras de Ste Suzanne et la crête d’Aurère. (Cliché : Th. Simon, 2009).

La variante de parcours (2010) qui franchit le massif de la Montagne sur son rebord externe surplombant est intéressante à un double titre. Les coureurs empruntent un magnifique sentier empierré, le sentier Crémont (datant du XVIII ème siècle : première et belle infrastructure pérenne de franchissement de la Montagne) – encore appelé « sentier des Anglais : car il fut emprunté par les troupes anglaises en 1810 lors de la conquête de l’île…- : ce paysage « patrimonial » peu ombragé se mérite car il y fait souvent, notamment ne milieu de journée, une très forte chaleur… En outre, ce sentier permet d’apercevoir une belle végétation de « forêt semi-sèche », telle qu’elle couvrait une grande partie des mi-pentes de l’île avant qu’elle ne soit largement dévastée par les activités humaines : il ne resterait que 1% de cette forêt, celle précisément traversée ici par la course…

Après avoir dépassé le radar météorologique du Colorado, puis la « zone de loisirs », on entame la fameuse « dernière ligne droite »… Elle permet de perdre de l’altitude sur le versant Ouest de la vallée de la rivière Saint Denis. Mais cette dernière « ligne droite » n’est précisément pas très droite, sauf pour ceux qui sans vergogne n’hésitent parfois pas à « couper » au plus court ! Elle se déploie en nombreux lacets successifs. Ils nous donnent l’impression de faire régulièrement demi-tour, dans des chaos de blocs, sur un versant très dégradé car régulièrement soumis à des incendies destructeurs. À La Redoute, le combat s’achève… Mais, dans un ultime effort, on se souviendra que les 7 et 8 juillet 1810, une vraie bataille y opposa Anglais et Français. La Redoute accueille désormais, dans son stade, les « fous », rescapés de la « diagonale » insulaire.

Cette « diagonale des fous » est une aventure toujours exceptionnelle. Elle représente beaucoup pour La Réunion car elle s’est inscrite dans son patrimoine. Bien plus qu’un simple événement sportif annuel, elle donne de l’île une image qui reflète sa réelle diversité. La très grande variété de paysages et lieux chargés d’histoire qui sont traversés est à l’image d’une île complexe et paradoxale : du quasi désert lunaire de la plaine des sables aux forêts les plus humides, de la froidure nocturne Mafataise à l’intense chaleur méridienne subie sur un sentier découvert, les coureurs vivent, tous ensemble, mais chacun à son rythme et dans sa quête personnelle, une aventure unique, jamais semblable d’une « édition » à une autre, une aventure toujours marquante.

Résultats des courses du week-end 23-24 Juin 2012 : Grand Raid 56, Guerlédan , Marathon des Grisons, OLYMPUS Marathon, …

juin 21st, 2012

Les courses du week-end 23-24 Juin 2012 :

Calendrier des Trails 2012Classements 2012 Galerie Photos

 

  • tentative de record féminin du GR20 en Corse par Emilie LECOMTE : record actuel détenu par la traileuse corse Stéphanie Samper en 50h 52; Emilie est en route vers le record en moins de … 42 h !
  • Grand Raid 56 du Golfe du Morbihan :
  • Trail de Guerlédan :
  • Lozère Trail :
  • Volcano Trail de Guadeloupe :
  • Verdon Canyon Challenge (VCC) :
  • Marathon des Grisons :
  • Trail 56 Golfe du Morbihan :
  • Grand Trail des Ecrins :
  • OLYMPUS Marathon : nouvelle victoire de Michel RABAT
  • Western State Endurance Run (WSER) :
  • Le Grand Duc de Chartreuse :

et à la Réunion et dans l’Océan Indien :

  • 10km nocturne de Saint Paul :
  • Course de l’Arc en Ciel : doublé de René-Paul VITRY et 1ère victoire de Marie-Noëlle BOURGEOIS
  • Boucle des Plaines :
  • Foulées Petite-Iloises :

 

Distance et D+ Les prochaines courses du calendrier Résultats
2012-06-21
Corse
Record traversée GR20 Record pulvérisé par Emilie LECOMTE en 41h 22′ !!
Détail 177 km et 86 km 2012-06-22
Locmariaquer
Grand Raid 56 du Golfe du Morbihan
Détail 62 km
3500 m
2012-06-23
Région Ouest Ile de la Réunion
Course de l’Arc en Ciel 1 René-Paul VITRY 7h 02’17 (record)
2 Jean-Eddy LAURET 7h 13’45
3 Nicolas HOARAU 7h 20’10Femmes1 Marie-Noëlle BOURGEOIS 8h 51
2 CARRET Estelle 9h 21’07
3 CLAIN Alexandra 9h 32′ 27
Détail 115 km
5700 m
2012-06-23
de Limone (Italie) à Cap d Ail
Grand Raid du Cro-Magnon
Détail 56 km
2000 m
2012-06-23
Camp d Argent à Cap d Ail
Néander Trail
Détail 61 et 25 km
4500 m et 2100 m
2012-06-23
Guadeloupe : Vieux-Port à St Claude
Volcano Trail de Guadeloupe
Détail 30, 50 et 100 km en 2012
6200 m (100 km)
2012-06-23
Aiguines (Var) – Gorges du Verdon
Verdon Canyon Challenge (VCC)
Détail 42 km
2682 m
2012-06-23
Suisse
Marathon des Grisons
Détail 56 km 2012-06-23
Port de Vannes (86 km) Noyalo 56km)
Trail 56 Golfe du Morbihan 1 Erik CLAVERY 3h 56′ 15
2 Romuald DEPAEPE 4h 00′
3 Frank MANTEL 4h 05’Femmes1 Nathalie MAUCLAIR 4h 26′ 25
2 Fiona PORTE 4h 31′ 30
3 Anne-Sophie Austrie
Détail 44 + 41 km
2350 m + 2150 m
2012-06-23
Vallouise (Hautes-Alpes)
Grand Trail des Ecrins
Détail 100 miles (160 km)
6000 m
2012-06-23
en Californie
Western State Endurance Run (WSER)
Détail 21, 43 et 105 km
750m, 2000m, 5600 m
2012-06-23
Aurillac
Ultra Trail du Puy Mary (UTPM)
Détail 10 km 2012-06-23
Saint Paul
10km nocturne de Saint Pau 1 DUPUY David  31′ 58
2 DASSOMVILLE Guillaume 33′ 01
3 RICHARD Jean-Yves 33′ 54
Femmes
1 DELCHINI Anne Cécile 39′ 24
2 MAREUX Eugénie 39′ 48
3 HUGOT Audrey 41′ 05
Détail 24 km
950 m
2012-06-24
Bois Court – Grand Bassin
Boucle des Plaines 1 Jean Armand Bègue 2 h 16′ 23
2 Elysée Boyer (ACS) 2 h 16’32
3 Olivier Crand 2 h 17’42
Femmes
1 Jasmine Sliwanski 3 h 12’41
2
Détail 10 km 2012-06-24
Petite Ile
Foulées Petite-Iloises 1 Frédéric Duchemann (Cospi) 32’50
2 J. Jacques Hoareau (Cospi) 35’18
3 Patrice Hoarau (Cospi) 36’30
Femmes
1 Augustine Vadivelou 45’15
2
Détail 80 km
4000 m
2012-06-24
en 2011, St Hilaire du Touvet
Le Grand Duc de Chartreuse
Détail 18, 27, 42 et 55 km
1400 m
2012-06-24
LAGUIOLE (à 50km de Rodez)
Marathon Trail des Burons 1 Patrick BRINGER 3 h18’51
2 Thierry BREUIL 3h 20’21
3 Thomas St Girons et GAULT Emmanuel 3h 33′ 23
Femmes
1 Laurence KLEIN 4:13:16
2 ROUSSET Anne Lise 4:39:48
3 MICHAL Chrystele 5:06:49
2
Détail 54 lkm en 2012 – 90 km 2011
4200 m en 2011
2012-06-24
LAGUIOLE (à 50km de Rodez)
Aubrac Circus (ex Aubrac Ultra Trail Aventure)) 1 Sylvain COURT et Gilles GUICHARD 4h 44′ 31
3 JOUVANCE Stephane 4:54:10
Femmes
1 Nathalie Le Flanchec 5:56:52
2 TURBIAN Maria 6:21:11
3 BOIS Chantal 6:31:32
Détail 44 km
2800 m
2012-06-24
Mont Olympe – Grèce
OLYMPUS Marathon  1 Michel RABAT
Détail 27 km
515 m
2012-06-24
LAGUIOLE (à 50km de Rodez)
Cap Aubrac 1 HOURS Sebastien 1:47:16
2 BIZET Ivan 1:48:56
3 PETITJEAN Benjamin 1:49:33
Femmes
1 MAZENC Sophie 2:13:17
2 BOVERO Severine 2:15:07
3 BOSC Celine 2:18:16

Calendrier des Trails 2012Classements 2012 Galerie Photos


[adsense]

Kilian JORNET, mon projet « Summits of my life »

mai 29th, 2012

Mardi 29 mai 2012, présentation du projet de Kilian Jornet sur les 4 années à venir

« Ce que je viens présenter aujourd’hui, c’est un nouveau projet que j’ai dans ma tête depuis longtemps. Je pense que depuis que j’étais enfant et je regardais dans ma chambre une photo du Cervin, je lisais les libres de Mesner, je regardais des photos de montagne de mes parents qui me faisaient rêver… depuis ce moment il est né dans mon esprit le flambeau de ce projet qui a été en sommeil jusqu’à maintenant.

Le projet « Summits of my life » va durer 4 ans, pendant ce temps, nous allons visiter les massifs les plus importants du monde et tenter les records d’ascension et descente de quelques-unes des montagnes les plus spectaculaires qui existent.

L’approche de ce projet ne signifie pas que je vais arrêter les compétitions de Trail running ou ski alpinisme, mais étant donné ma passion pour les montagnes, je veux vous présenter ma partie plus montagnard, et je pense que je suis prêt à essayer.

Nous allons commencer cet été avec 2 traversées, dans le berceau de l’alpinisme, où les premiers alpinistes ont commencé à rêver de conquérir les sommets. Ce sont deux traversées dans le massif du Mt Blanc.
Le premier (mi-juin 2012)sur les skis des Contamines à Champex, qui relie les sommets les plus importants du massif et quelques-unes des descentes les plus spectaculaires. Ce voyage je le ferais avec deux amis, Stéphane BROSSE (triple champion du monde de ski alpinisme et vainqueur à trois reprises de la Pierra Menta) et Mathéo Jacquemoud. Ces 3 sportifs de l’extrême viennent de réussir début mai la traversée des Aravis d’une traite.
Le second défi sera de Courmayeur à Chamonix en passant par le sommet du Mont-Blanc. En montant du côté sud, de l’Italie et descendant la face nord.

En 2013, je vais essayer battre les records de montée et descente des sommets européens les plus importants, à commencer par le plus élevé, le mont Elbrus en Russie. Puis sans doute le plus difficile des records, le Cervin, où Bruno Brunod a marqué un temps impressionnant de 3h14! Ce sera la technique et la prise de risque sans doute la plus difficile. La dernière de l’année 2013 sera d’essayer le Chamonix-Mont-Blanc-Chamonix, où le récord de PA Goblet dure depuis 1990.

En 2014, nous allons traverser l’Atlantique pour trouver les deux plus hauts sommets en Amérique, l’Aconcagua en Amérique du Sud, avec près de 7.000m et son fameux vent, et Mk McKinley ou Denali en Alaska, un sommet avec des conditions météorologiques difficiles.

En 2015, l’objectif sera d’essayer de monter et descendre l’Everest le plus rapidement possible.

Je suis un compétiteur, j’aime la compétition, allant au-delà a la recherche de mes limites. C’est cela qui explique le pourquoi du projet d’essayer les records des montagnes m’ont le plus marqué. Mais les records, les marques, doivent seulement être importants que quand nous courons, une fois nous sommes descendus du sommet, ils doivent disparaitre. Ils doivent servir pour me motiver, à chercher dans l’intérieur quels sont mes limites, doivent être seulement une motivation intrinsèque. C’est pourquoi le projet est non seulement les tentatives de battre certaines marques ou gravir des sommets le plus rapidement avec peu de matériel. Il s’agit de transmettre des valeurs. Ce sont pas les valeurs absolues, les correctes, mais ce qu’on m’a transmis et je veux transmettre.

Intérieur Sport sur Canal + : « Seul au monde » par Fabien Duflos consacré à Kilian JORNET

Le magazine de Canal + «Intérieur Sport» a réalisé un superbe portrait de Kilian Jornet Burgada, à l’occasion de la sortie de son livre «Courir ou mourir» et de ses exploits 2011, du Mont Olympe à l’UTMB en passant par la Pierra Menta et à travers le regard de ses proches.

Extrait : à propos de l’UTMB 2011 : Sébastien CHAIGNEAU parle de l’exploit de Kilian Jornet « Dans les montées il fait des portions en courant puis il s’assoit et nous attend. » !!

Veuillez installer Flash Player pour lire la vidéo
Intérieur Sport – Seul au monde

[adsense]

Né le 27 octobre 1987 en Espagne, il a grandi avec sa famille dans le refuge de Cap del Rec dans la Cerdagne catalane à 1986 m d’altitude. Véritable enfant des montagnes dans lesquelles il passe le plus clair de son temps à jouer, il gravit à l’age de 3 ans son premier sommet de 3000m, le Tuc de Molières. À 5 ans, il grimpe l’Aneto (le point culminant des Pyrénées à 3 404m), et son premier 4000m à 6 ans, le Breithorn (dans les Alpes) !
Si Kilian Jornet est probablement doté de qualités physiques exceptionnelles, il n’en demeure pas moins un sportif exigeant avec son corps. 1000h d’entrainement annuel (500h à ski – 500 à pied), près de 320.000m de dénivelé positif à ski et 250.000m à pied chaque année, celui qui a déjà gravit le Mont Blanc plus de 20 fois (il le gravit en short et en basket O_o) inflige à ses jambes, ses genoux, ses pieds près de 60 fois l’équivalent de l’everest par an !

Mais ce qui impressionne le plus c’est sa gentillesse, sa disponibilité, sa simplicité, sa classe, son mental énorme